GOJIRA

Bien sûr, il suffirait d'ouvrir le Dictionnaire des Clichés du Rock à la rubrique Metal Extrême et d'enfiler les lieux communs pour écrire avec fluidité sur cette success story de death metal à la française.

Aussi efficace que de défoncer les portes ouvertes avec un bélier titanesque : un mur du son, la révélation, la précision chirurgicale, le succès aux Amériques, la leçon de classe donnée au monde entier par des petits gars bien de chez nous, avec une fierté légitime qui pourrait même confiner au chauvinisme…

Les faits sont là. Le group a commencé avec modestie, dans le sud-ouest de la France, à la pointe sud de la côte landaise, sous le nom de Godzilla, avant d'adopter pour patronyme définitif les trois syllabes menaçantes de « Gojira », retranscription du nom original du lézard géant japonais.

Un premier album autoproduit, Terra Incognita (2001), installe le groupe sur la scène française et porte déjà en lui les germes du succès grandissant. Le cap supérieur est franchi après la sortie de l'album The Link (2003) et du DVD live - à couper le souffle - The Link Alive (2004). From Mars To Sirius (2005) marque le passage à un succès clairement international, consolidé par la sortie américaine du disque l'année suivante. Le groupe est présent sur tous les festivals majeurs, et partage ses tournées avec des pointures telles que Lamb Of God, Machine Head, Children Of Bodom ou Behemoth... Les unes de magazines s'enchaînent et le nom de Gojira est mis en avant pour évoquer le futur de la scène metal, voire sa révolution ou purement et simplement son salut !

A l'automne 2008, Gojira sort son album le plus attendu, The Way Of All Flesh, et enfonce le clou. Difficile de trouver une voix discordante dans l'acquiescement respectueux qui a suivi la sortie du disque. L'album est rentré directement dans les charts internationaux, aussi bien en France qu'au Royaume-Uni, en Finlande comme en Norvège. Aux USA, le disque se fait remarquer dans le Bilboard, réussissant l'exploit d'être n°1 du « top new artist ». C'est à l'unanimité qu'a été saluée une musique toujours plus inventive, tout en étant restée directe et efficace. Comme est saluée une attitude concernée par le devenir de notre Terre, sans tomber dans le cynisme ou la négativité.

Il y a chez Gojira quelque chose de vraiment spécial. Une différence indéniable, un atout. Toujours plus fort, toujours plus produit, toujours plus technique, toujours plus impressionnant : dans un domaine où il n'est question que de surenchère, c'est comme si Gojira avait cassé la course aux armements, pour s'imposer de façon naturelle, gonflé de puissance humble.
Il y a le travail bien sûr, l'abnégation, la volonté, la détermination sans faille appuyée par le soutien précieux et indéfectible de toute une famille. Il y a les fans, sincères, convaincus, toujours plus nombreux et à l'écoute. Il y a des centaines d'heures de travail, enfermés dans un local sous les pins maritimes, à travailler la précision du coup de médiator en va et vient sur les cordes,en parfaite synchronisation avec les coups de double batte sur la peau de la grosse caisse.

Et il y a autre chose. Comme une explication naturelle – venue de la nature même. Comme un phénomène qui sans relever de l'irrationnel ne serait déjà plus vraiment explicable. Comme ces ondes télépathiques qui font qui se comprennent sans mot dire des êtres vraiment unis. Comme un lien du sang palpable à travers l'espace.
L'entente plus que le carriérisme. La cohésion plus que la compétition. L'authenticité plus que le marketing.

Dans un monde complexe, il peut être bon d'essayer de penser les choses avec simplicité. L'explication naturelle pourrait se trouver face à l'océan, les pieds dans le sable humide, aux heures où la plage a été désertée. Dans les profondeurs, loin du rivage, glissent les baleines. Là est le cadre de vie des gars de Gojira. L'étendue infinie de l'Atlantique ne leur concède que quelques embruns salés, mais c'est déjà une façon de commencer à sentir comme faisant un tout avec l'immensité.
La seule arme de Gojira est la musique. C'est simplement de la musique, c'est-à-dire un outil à même de maîtriser le temps, de le compter, de le faire rentrer en mesures, de définir un début et d'accepter une fin.

Gojira a certes adopté et refondu tous les codes du death metal, mais pour ouvrir le genre. Plus besoin des artifices du gore, de la diablerie, des monstruosités, de la provocation macabre et sanguinolante. La musique de Gojira n'est déjà plus une affaire d'adolescents. Elle est mûre et ce death-là est à-même de nous faire regarder même la mort en face, le corps aussi bien que l'âme parcourus d'un frisson de sérénité.

It has always been hard to put a tag on GOJIRA, one of France’s most extreme bands the country’s musical pallet has ever known. But then again, the band has never really sought out such a tag, instead letting the music do the talking, preferring introspection and intelligence over preconceived notions and preexisting tags. Ever since the 1996 formation in town of Bayonne in the southwest of France, GOJIRA has been an ever-evolving experiment in extreme metal ultimately built upon a worldly, ever-conscious outlook with roots firmly-planted both in the hippie movement and an environmentally-conscious, new age mentality. This time, with The Way of All Flesh, GOJIRA harnesses a spiritual consciousness as well, but still culminates in a sound wholly heavy.

Originally dubbed Godzilla, after the scaly, green film star with an equally huge reputation as the newfound band’s sound, the brothers Duplantier – guitarist/vocalist Joe and drummer Mario – and fellow Frenchmen Michel Labadie on bass and Christian Andreu on guitar, quickly released several demos, ultimately changing the band’s name and independently releasing the first GOJIRA album, Terra Incognita, in 2001, offering up a brief glimpse into the giant GOJIRA would eventually become through persistent hard work and years of toiling in the metal underground.

After the 2003 release of the band’s follow-up, The Link, throughout Europe and the subsequent live DVD release the next year, of the aptly-titled The Link Alive, 2005 brought the release of From Mars To Sirius, the band’s breakthrough release, garnering high praise and a North American release through Prosthetic Records in 2006. Fans of not only heavy, extreme music took notice, but so did the intellectual world, thanks to Sirius’ thoughtful and expansive inner examination of the world at hand and the consequences of humanity’s struggle to coexist without harm. The metal world was amused and amazed: much of it hadn’t yet seen an equally intelligent and pummelingly heavy release that was as expansive and open as it was dense and concise.

Following the immense praise of From Mars To Sirius and recurring trips across the Atlantic for North American touring alongside the likes of Lamb of God, Children of Bodom, and Behemoth among others, GOJIRA established its stranglehold on the extreme metal spectrum with a linguist’s touch, a lyricist’s finesse, and a crushingly heavy live show that left audiences astounded, establishing the band’s live performance as a spot-on recreation of the band’s increasingly adept and intelligent studio output.

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While 2007 wrapped with GOJIRA again touring North America on the Radio Rebellion Tour alongside Behemoth to the best reaction yet, the dawn of 2008 saw a nearly 10 month wait for while the band assembled The Way of All Flesh, one of the year’s most anticipated records. This time revolving around the undeniable dilemma of a mortal demise, GOJIRA’s soundtrack to the situation seems fitting. Shifting ever-so-slightly from the eco-friendly orchestra of impending doom on From Mars To Sirius to the band’s new message of the equally uncontrollable inevitability of death, The Way of All Flesh melds the open and airy progressive passages GOJIRA has become famous for with the sonically dense sounds and bludgeoningly heavy rhythms that makes the band an equally intelligent force as it is unmatchably heavy.

Featuring a guest vocal spot on “Adoration For None” from Lamb of God’s Randy Blythe – one of GOJIRA’s most vocal supporters from their first moment making an impression in the Americas – and the now familiar Morbid Angel-isms of The Way Of All Flesh’s title track join the angular riffing more akin to Meshuggah on “Esoteric Surgery” and the epic, artful plodding of the nearly 10-minute “The Art of Dying,” showing that GOJIRA have indeed opened a new bag of tricks for The Way Of All Flesh, while not abandoning the sound that first showed a massive promise of potential on Sirius.

“It’s more inventive than From Mars To Sirius and at the same time more straight to the point,” GOJIRA frontman Joe Duplantier says of The Way of All Flesh. “The whole album is about death, death is like a step on the path of the soul. The mystery surrounding this phenomenon is just so inspiring, and death is the most common thing on earth.”

“This album is also a ‘requiem’ for our planet,” Duplantier continues. “We don't want to be negative or cynical about the fate of humanity, but the situation on Earth is growing critical, and the way humans behave is so catastrophic that we really need to express our exasperation about it. It's not fear, but anger. But we still believe that consciousness can make a difference and that we can change things as human beings.”

DISCOGRAPHIE CHEZ MPA

  • FROM MARS TO SIRIUS
    (Album)
    Listenable / Mon Slip 2005

LIENS

Gojira Site Officiel :
http://www.gojira-music.com/

Gojira Myspace :
http://www.myspace.com/gojira

Auteurs

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