JEAN CORTI

est tout ça: une vie d’accordéon et une vie dans l’accordéon… les Ritals dans la banlieue d’avant-guerre, l’heure de l’apéro au bistrot en face des usines Simca de Nanterre, le divertissement des GI dans un bordel de 1945, les dancings où tournent les robes des filles, les cabarets des rupins de l’Etoile ou de Marseille, les “ saisons ” dans les boîtes de la Côte…

En 1960, Jean Corti est embauché par Jacques Brel. Six ans de bonheur, de folie, de tournées, de chansons. Au passage, il compose Madeleine, Les Vieux, Les Bourgeois, Titine, Les Taureaux… Il arrête sa collaboration avec Brel en 1966, six mois avant que ce dernier ne quitte définitivement la scène.

Il croisera les chemins de Brassens (l’accompagnant à la contrebasse !), Jo Privat, Armand Lassagne, Barbara, Michel Petrucciani, Alain Bashung, Rita Mitsouko avec lesquels il va également jouer ou composer.

Puis Jean Corti rencontre une bande de mômes qui jouent drôlement de drôles de chansons. Très vite, l’amitié avec Têtes Raides devient un compagnonnage de musiciens. En 2001, il sort “Couka”, premier album chez Mon Slip, 20 000 exemplaires en France - le plus beau score depuis longtemps pour un disque d’accordéon - et 10 000 exemplaires au Japon.

En 2007, il sort “Versatile”, album entre valse et jazz, mélancolie et ivresse, nostalgie et élan.
Un autoportrait ? Pas seulement. Tout son album ressemble aussi à sa génération, à son univers, à sa langue, à cette culture sublime qui semble échappée des photos de Robert Doisneau ou des pages de Raymond Queneau.

Jean Corti y joue ses propres compositions (Versatile, Place Montmartre, La Ritale…), des classiques de la chanson française (La Javanaise, Ma p’tite chanson, Les Feuilles mortes...), des mélodies immortelles du cinéma ou du bal.

“Versatile”, c’est une chanson sans paroles de Jean Corti, mi-valse, mi-chorus de jazz, les pieds sur la piste de danse et le cœur dans des humeurs mélangées. C’est aussi un peu notre histoire à tous, français qui nous voulons si modernes et qui cédons à l’émotion dès que nous entendons quatre mesures d’accordéon. Quatre mesures de Jean Corti...

Is all this: a life of accordion and a life in the accordion. Italians in the prewar suburb, the hour of the aperitif to the bar in front of Simca factories in Nanterre, the entertainment of the GIs in brothels of 1945, the dance halls where the dresses of girls turn, the cabarets of the filthy riches from l’Etoile or Marseille, the "seasons" in the clubs of the Coast…

In 1960, Jean Corti was hired by Jacques Brel. Six years of happiness, madness, tours, songs. He composed Madeleine, Les vieux, Les bourgeois, Titine, Les taureaux … He stopped his collaboration with Brel in 1966, six months before Brel left definitively the stage.

He crossed the roads of Brassens (accompanying him in the double bass!), Jo Privat, Armand Lassagne, Barbara, Michel Petrucciani, Alain Bashung, Rita Mitsouko with whom he was also about to play with or to compose for them.

In 2007, he recorded "Versatile", album between waltz and jazz, melancholy and drunkenness, nostalgia and moose. A self-portrait ? Not only. All this album looks like his generation, his world, his language, this sublime culture which seems escaped from the photos of Robert Doisneau or from Raymond Queneau's books.

Jean Corti plays his own compositions (Versatile, Place Montmartre, La Ritale), classics of the French song (La javanaise, Ma p' tite chanson, Les feuilles mortes), immortal melodies of the cinema or the bal.

"Versatile" is a song without Jean Corti's words, half waltz, half jazz, feet on the dance floor and the heart in mixed humors. It is kind of every French people story, that want to look so modern and who let ourselves go into emotion as soon as we hear four measures of accordion. Four Jean Corti's measures...


DISCOGRAPHIE CHEZ MPA

  • FIORINA sortie le 18 mai
    (Album)
    Mon Slip 2009

  • COUKA
    (Album)
    Mon Slip 2001

LIENS

Jean Corti Myspace :
http://www.myspace.com/jeancorti

Auteurs

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